Bienvenue sur VELOSPHERE



Vaut mieux tard que jamais !! désolée les commentaires sont enfin disponibles ^^ :)







diaporama

mardi 10 mai 2011

L'inde, Srinagar, 3 ème partie

07/06/2008

Ça y est nous arrivons enfin à Srinagar, c'est le soir et nous traversons la ville éclairée par les feux des voitures et des lampadaires.
Mais au moment où nous arrivons une drôle de voix lance un écho dans une langue qui semble être de l'Arabe.
Elle résonne partout, c'est le moment de la prière. Nous nous avançons vers un port avec plein de petits bateaux qui ressemblent aux ancêtres des gondoles Vénitiennes, on les appelle ici des "chikaras", et servent également de taxis bateaux.
Chikaras
Notre chauffeur de chikara

A première vue, le lac à l'air d'être très grand, un chauffeur de "chikara" nous fait monter à bord de cette barque pas très stable avec toutes nos affaires
Au loin, nous apercevons de nombreuses lumières sur des bateaux plus grands, on les appelle les "houses boats" mis en place par les Anglais lors de l'indépendance du pays. Ces derniers n'avaient plus le droit d'acheter de quelconques terres ... alors ils ont joués sur les mots des nouvelles lois ... Ils s'installaient alors sur l'eau.

Après 20 mn de bateau poussé à la rame, nous montons donc à bord d'un "house boat" qui sera notre maison pour les prochains jours et laissons nos affaires à bord. Nous suivons nos accompagnateurs et devons longer de multiples planches de bois étroites misent entre elles de façon à former une passerelle ...

Au petit matin, nous découvrons qu'il ne faut pas louper les passerelles en raison des eaux croupies qui se trouvent en dessous de celle-ci !! 

... Nous arrivons enfin à destination du dernier bateau, il s'agit de celui de la famille de nos accompagnateurs.
Il est magnifique, tout en bois et des tapis du cachemire recouvrent tout l'intérieur.
C'est très chaleureux et ça sent très bon. Nous sommes ravis de partager ces moments privilégiés au sein d'une véritable famille Indienne et hors des sentiers touristiques.

Nous faisons la connaissance de Rouda, une cousine étudiante en médecine et à ses heures perdues guide pour les touristes ; nous rencontrons également ses parents, visiblement très âgés.
Rouda nous prépare tous les jours un plat de riz avec divers accompagnements. Bien que très épicée, sa cuisine est délicieuse. Systématiquement, nous finissions nos assiettes en la remerciant et systématiquement elle refusait nos remerciements en nous disant que nous avions payé pour ça qu'elle faisait juste son travail ... et du coup elle nous servait à nouveau dès l'instant que nous avions fini nos assiettes. En fait, elle considèrait que si nous finissions notre assiette c'était que nous n'étions pas encore rassasiés et que nous le serions seulement si on ne pouvait plus finir notre assiette.
Nous devons laisser à chaque fois un petit peu de nourriture. Nous qui sommes contre le gaspillage  ... mais bon ... sa logique était bien argumentée ... !

Il y a aussi un Français, Stéphane, qui vit là depuis 15 jours et qui a l'air ravi ce qui, je dois dire,
me réconforte.


Nous dégustons un délicieux poulet au curry,  passons une bonne petite soirée et reprenons notre passerelle pour un repos bien mérité dans notre nouvelle demeure provisoire.


Au petit matin, nous sommes réveillés par la même voix de prière que la veille, ici la région est Musulmane et la prière c'est 5 fois par jour !



Nous sortons du bateau et découvrons, au petit jour, les environs de ce paradis sur terre.

Srinagar est bien une ville à elle seule ; mais le lac Dal et ses hôtes constituent une ville dans la ville. Sur le lac on y trouve de tout, des habitations bien entendu, mais tous les marchands : alimentaires, bazar, épices, bijouterie, etc ...
Il a suffi juste d'un petit coup de sifflet et d'un signe de la main pour faire venir n'importe quel vendeur au-devant du "house boat" et ainsi faire des courses.
C'est comme ça que j'ai acheté mes premières cartes postales, des bijoux et d'autres souvenirs...

Puis nous allons sur le petit marché flottant
 
où nous nous faisons faire sur mesure nos costumes traditionnels Indiens.

Manu a poutant toujours l'air d'un drôle de touriste avec ses vêtements
 
tandis que l'on me prend pour une véritable Indienne !
.

La dimension du lac est approximativement de 20 kilomètres de diamètre incluant aussi les jardins flottants

 

La faune et la flore est ici très sauvage, nous apercevons notamment un aigle royal perché sur son pylône, il faut savoir qu'ici nous sommes déjà à 1700 mètres d'altitude.


Un peu partout sur le lac, nous découvrons de grands jardins flottants


ainsi que les grosses fleurs de nénuphars qui se balancent aux rythmes des passages des chikaras.


Nous sommes surpris aussi de monter sur ce jardin construit en dur au beau milieu du lac avec des arbres visiblement non aquatiques !

Ce petit pont est une sorte d'aqueduc pour évacuer le surplus d'eau des jardins Mogholes en surplomb du lac. Par dessus passent de gros tuyaux noirs, c'est peut être aussi une sorte de gaine technique pour alimenter les "houses boats".

Au loin, sur le lac on peut apercevoir le petit pont de la photo précédente ...


Les jardins Mogholes surplombent le lac


Ici l'on se détend, les enfants se baignent et les adultes jouent au croquet.
Nous profitons de notre balade sur le lac pour voir les différents artisans du coin, et nous avons droit à un cours de fabrication de tapis du cachemire.
Bien sûr la réputation de sa qualité n'est plus à faire.
Le fil de Cachemire est récolté à partir du petit duvet presque impalpable sur des petites chèvres de la région et pas plus vieilles d'un an. Le prix diffère selon que le fil est coupé à d'autres matières tel que la soie, le coton, etc ...
Il faut des centaines d'heures de fabrication pour la réalisation d'un grand tapis et de nombreux ouvriers.
Pour les grands tapis, les ouvriers sont installés en rang et leur est confié une largeur bien définie pour le poste de travail. Bien sûr, chacun avance à son propre rythme et pour avoir aucune erreur de motifs, ils ont mis au point une méthode étonnante...
Ils doivent chanter une chanson composée de codes, de mots et de chiffres. Ils leur suffit de se mettre d'accord sur le motif et sur la chanson pour constituer à leur rythme d'immense tapis et ce sans tromper !!!  


lundi 9 mai 2011

L'Inde, pays de contrastes ... Départ vers le Cachemire...2° partie

Comme convenu, nos sacs prêts, nous filons vers la gare routière accompagnés de Safit et Shaafit tandis que Fumico et Bilal nous rejoignent en avion là-bas.
Arrivés à la gare où règnent la circulation et l'animation des rues, nous découvrons le bus.
A première vue, il est plus propre que celui de la ville et nous paraît immense. Il est à double étage avec des sièges en bas et au-dessus des emplacements couchettes lits, places que nous avions réservées.
Nous commençons à prendre place dans ce qui sera pour les 13 prochaines heures notre lit, donc sur la partie haute.
Dès notre arrivée dans le bus, de gros éclairs illuminent le ciel et une pluie torrentielle commence à s'abattre sur la ville. Je n'avais jamais vu d'orage éclaircir le ciel à ce point ! Durant les moments d'éclair, dont la durée était assez longue, on y voyait comme en plein jour ! A l'extérieur, les gens restaient sous cette pluie et malgré ce violent orage ils semblaient heureux.
La situation me semblait dangereuse, je demandais à Safit pourquoi ces gens semblaient contents, il me répondit que la mousson arrivait !! Et oui, la mousson était là pour notre départ de 13 heures de bus.
Je n'étais déjà pas rassurée par la hauteur du bus qui tanguait et se balançait ...  la mousson venait en plus d'arriver et moi je balisais !!
Plus tard dans la nuit, je regardais l'heure et, malgré ma peur du départ, je me rendis compte que je n'avais pas trop mal dormie.
Les chauffeurs sont au nombre de 3 et se relaient ; tout est calme et au fil des kilomètres on observe de longues routes interminables, aux chaussées défoncées et étroites et l'on s'aperçoit de la vie en campagne.







Nous finissons par nous arrêter dans un petit village pour prendre un petit déjeuner. Les 2 frères et Manu sortent du bus pour se dégourdir un peu les jambes.
Tandis que je les regardais par la fenêtre, plus ou moins bien installée dans mon pseudo lit, où une espèce de moumoute en poils synthétiques dans le fond de la couchette nous avait filé pleins de boutons partout durant la nuit, le bus commença brusquement à démarrer ! Je ne fis "ni une ni deux" pour sauter du haut de ma couchette sans emprunter l'échelle et courir dans l'allée centrale du bus pour atteindre le chauffeur et lui expliquer dans mon anglais de débutante qu'il manquait 3 passagers et qu'il ne devait pas partir !! Il s'arrêta alors quelques mètres plus loin et m’annonça un mot que l'on nous répètera souvent dans ce pays :
                                           " NO PROBLEM "
Heureusement, les garçons rappliquèrent rapidement et nous continuâmes notre route toujours en admirant cette vie et ces endroits à la fois si pittoresques, magnifiques et primaires.  

Au bout de ces 13 heures de route, le bus s'arrête enfin et nous laisse aux pieds des montagnes. Nous sommes soulagés d'être arrivés. Mais malheureusement pour nous, nous n'avions pas compris qu'il y avait encore 10 heures de route après le bus et ce en jeep dans les montagnes Himalayennes !!
Nous nous remettons tant bien que mal en route et grimpons dans la jeep où un chauffeur nous attend.
Nous avions déjà observé la conduite spéciale des Indiens mais en plus quand vous vous retrouvez en montagne avec un de ces chauffeurs .... ce n'est plus de la conduite .... mais un sport !!!

Nous étions tellement secoués que Safit, bien qu'habitué à cette façon de conduire, a été malade tout le long du trajet !



En contrepartie de ces incommodations, nous admirons les immenses vallées plongées aux creux de la gigantesque chaîne Himalayenne. 

Sur ce 2 roues, vous remarquerez les 4 têtes, je me suis toujours posé la question à savoir comment ils pouvaient tous tenir sur une selle aussi petite !


Le midi, nous nous arrêtons dans un endroit semblable à celui-ci (et oui, c'est bien un resto ! regardez les marmites sur le bord du mur...). Pour déjeuner : un "rajma" (plat d'haricots rouges épicés), et bien sûr Manu qui a tendance à goûter à tout a souvent été malade ! Systématiquement, je lui préparais des médicaments.
Je ne dis pas que les recettes n'étaient pas bonnes, mais imaginez dans quelles conditions les plats étaient préparés ...

Au niveau propreté, en France, nous vivons à l'extrême et du coup nous voilà maintenant aseptisés
(bien que je ne sois pas favorable aux conditions de ce resto, je pense qu'un juste milieu serait le bienvenu !)
Quand à moi, je me suis fait une cure de chips aux dates de péremption dépassées d'environ 6 mois ...
C'est ce qui me semblait être le moins douloureux sur le moment pour mon estomac !
 Les petits restos routiers en avaient tout le temps, ils devaient se procurer des paquets invendus des enseignes un peu plus riches.


 Mais nous oublions vite ces désagréments en admirant avec toujours plus de soif de découverte tous ces panoramas que nous offre la nature.


Nous voyons des plateaux de rizières former de grandes courbes aléatoires dans les champs.
Nous avons de la chance en ce moment les rizières sont vertes.


        
 Certains paysans baladent leurs chèvres Afghanes ...

.... ou plutôt nous nous baladons parmi les chèvres Afghanes ...

Durant l'ascension de la chaîne Himalayenne, nous nous sommes retrouvés coincés plusieurs fois ....  pas seulement par des chèvres .... mais aussi par des embouteillages en pleine montagne c'est-à-dire que les 2 voies étaient tellement serrées qu'on ne pouvait pas descendre des voitures. Notre chauffeur s'extirpa de la voiture par la fenêtre et longea le muret de sécurité le long de la route. Il marcha quelques minutes pour aller voir ce qui se passait. Un tronçon de route manquait, il y avait eu un glissement d'une partie de la chaussée qui avait déboulée plusieurs mètres plus bas. De nombreux chauffeurs s'extirpaient à leur tour des voitures, tout comme le notre l'avait fait, et commençaient à faire reculer toutes les voitures sur plus de 2 kilomètres de bouchons.   

Un moment après, la situation se débloquait et nous avons continué à avancer et avons fini par arriver à Srinagar.

Inde pays de contrastes

Il me paraissait important de mettre sur notre blog de voyageur nos aventures en Inde bien que ce voyage n'ait pas eu lieu en même temps que notre pseudo tour du monde.

L'Inde a été mon premier grand voyage et c'est ce voyage qui nous a donné l'envie de découvrir le monde en routards ; voici quelques photos de notre premier voyage ensemble en Inde, pays qui m'a beaucoup marqué.



Le 02/06/2008

Nous voilà enfin arrivés en Inde, après 13 heures d'avion, et quelques traversées d'orages bien agités nous nous rendons donc à New Delhi.

Une chose est certaine c'est que l'aéroport dans lequel nous arrivons nous montre indirectement l'image du pays. D'un côté, nous apercevons des sols de marbre plus ou moins entretenus  et plus loin au niveau des guitounes des douaniers, de grands filets sont tendus aux plafonds pour rattraper les débris qui se détachent. Le plafond est complètement déglingué. Bien sûr, aux portes des guitounes, tous les arrivants dans le pays attendent sagement, sous ces grands filets, leur tour pour avoir un tampon sur leur passeport ! et nous y compris !
Nous sortons de l'aéroport, une chaleur étouffante, mélangée d'une odeur particulière que je ne saurais décrire, ainsi que de la poussière et des mouches nous sautent à la gorge. Il y a des militaires, mitraillettes aux poings et des gens partout qui nous assaillent, un brouhaha, et le bruit nous entoure, l'on voit le mouvement de la circulation plus loin s'agiter et nous ne savons où aller et par quel bout commencer !

Par chance un homme, un Indien, qui était avec nous dans l'avion nous indiqua l'arrêt de bus pour nous rendre dans le centre ville et nous fit bien la remarque d'attendre sagement à l'arrêt, et de ne pas craquer face aux rabatteurs de taxis, ils pourraient nous faire faire le tour de la ville 10 fois sans que l'on s'en rende compte ! nous écoutons son conseil et finissons par monter dans le même bus que lui, après 3/4 d'heure d'attente.

Le bus arrive enfin ... un bus qu'on ne verra jamais en France, car il me semble qu'en France nous sommes trop à cheval sur la sécurité à l'inverse des Indiens.
Il est tout rouillé, il manque la moitié des vitres, les pare-chocs sont plus ou moins accrochés au bus. 

Dès notre arrivée, nous n'osons pas prendre de photos de ce qui nous entoure, alors je vous laisse découvrir par vous même ce petit reportage qui décrit très bien la situation en Inde. 



Les bus de New Delhi : danger public ? (parution sur le site Internet Aujourd'hui, l'Inde)

http://inde.aujourdhuilemonde.com/

Décris comme des engins de mort par la presse indienne, les bus privés de New Delhi sont accusés de tous les maux. Pourtant, les routes elles-mêmes sont conçues de manière dangereuse. Toutes les voies se mélangent et le piéton n’y a plus sa place. A quand un peu d’ordre sur les routes et dans les transports de la capitale…
Des chauffeurs de bus caricaturés comme des pilotes kamikazes par la presse quotidienne ; des articles très sévères dénoncent leur conduite mortelle, avec de nombreux faits divers récents à l'appui où des enfants, des familles ont trouvé la mort… Les bus de la "Blueline" (du nom de la compagnie privée qui sillonne New Delhi avec des bus en très mauvais état) seraient les plus dangereux de la route. Ils auraient causé la mort de 59 personnes sur 1 023 tuées sur les routes au cours des six premiers mois de 2007...



 Nous montons donc à bord de ce bus, pensant être sur le moment à l'abri, et observons par la fenêtre le brouhaha de la ville, en essayant de comprendre comment tous ces gens, piétons, cyclos, vélos, voitures, rickshaws, bus, cars, taxis, pousse-pousse, etc ... s'organisent dans cette immense jungle urbaine.
(J'apprendrai plus tard par un guide, qu'en Inde il faut le permis, un bon klaxon et beaucoup de chance .....)
Les trottoirs sont existants selon les quartiers, les gens klaxonnent de tous les côtés, les travaux publics empiètent sur les chaussées, et nous nous demandons où nous allons bien pouvoir descendre et qu'est ce qui nous attend !  



(une famille sur l'autoroute)
D'un coup, j'arrête de rêvasser car le poinçonneur de tickets commence à engueuler le chauffeur de bus en lui disant qu'il est fou de conduire ainsi, qu'il sait très bien que le bus n'a plus de direction et qu'il ne faut pas prendre les virages en ville comme il vient de le faire !! Et voilà le chauffeur de bus qui commence à mettre un pied sur le tableau de bord pour avoir plus d'appui et ainsi plus de force afin de tourner davantage son grand volant !       
Le jeune Indi de l'aéroport toujours à bord du même bus que nous, nous lui demandons où il faut descendre pour nous rendre à l'hôtel le "Nabrascar" (Hôtel conseillé pour son prix par notre fameux guide du routard).
Il nous indiqua qu'il fallait descendre à cet arrêt plutôt qu'à l'autre car, disait-il,  s'était mieux pour les touristes. Nous le remercions et il descendit du bus.
Mais en observant de plus près le plan de notre guide, nous nous posions la question à savoir s'il nous avait bien compris car il nous semblait qu'il y avait un arrêt de bus plus près de l’hôtel. Finalement, nous n'écoutons pas le conseil du jeune Indien et descendons à l'arrêt d'après. 
Nous nous apercevrons rapidement, d'une part, que nous venions de nous faire avoir avec l'échelle de la carte ... (il nous semblait que c'était tout près mais en réalité nous avons dû traverser bien 4 quartiers)  et d'autre part, en traversant ces quartiers nous avons compris pourquoi le jeune Indi nous avait conseillé l'autre arrêt de bus celui de Conot Place !!

Il faut savoir que New Delhi compte près de 14 millions d'habitants et que les contrastes au niveau des qualités de vie des gens sont impressionnants, ici les castes sont encore présentes et on le ressent au travers de la population.
En descendant du bus, nous avons eu un choc. Nous n'avons pas de photos de ce quartier, car nous voulions rapidement le traverser, nous nous sentions pas très rassurés. Pour moi, le choc est grand, c'est une incompréhension en voyant ces rues qui me semblent être apocalyptiques.


                 (photo prise dans une autre ville, vers Pushka)
En plus de la chaleur et des odeurs, il fallait traverser et atteindre le plus rapidement notre hôtel devenu si cher à nos yeux.
Il fallait avoir les yeux partout, regarder la circulation Indienne, retenir sa respiration, car en plus de la saleté, des urinoirs venaient bordés les ruelles (je vous laisse imaginer...) l'odeur est pestilentielle.
Les gens m'impressionnent, il me semble qu'ils sont très nombreux et qui vivent les uns sur les autres et cela pas au sens figuré. Ils déambulent là où ils peuvent et vendent de tout et n'importe quoi.
Une odeur de friture chaude et pourrie arrive dans mes narines, de l'eau et d'autres liquides, coulent un peu partout entraînant des déchets, beaucoup de personnes ainsi que des enfants dorment à même la chaussée, les chiens errants n'ont plus de poils et agonisent certains sous la chaleur et d'autres à l'ombre de petits arbres plantés par ci par là....
Nous comprenons que nous traversons en fait un bidonville, nous demandons aux policiers notre chemin, et au plus nous avançons au plus le tableau devient impressionnant,  nous essayons de nous frayer un chemin, et dans certaines rues étroites nous devons enjamber des gens, en plus pour ne pas choquer, malgré notre accoutrement, il ne fallait pas se tenir la main, car pour un couple le fait de se tenir la main est signe d'un acte sexuel ou en tous cas déplacé, là-bas ceux qui se tiennent la main sont uniquement les hommes entre eux en guise de bonne amitié !!
Bref, nous nous adaptons tant bien que mal dans ce nouvel univers.

Tandis que certains essaient de nous vendre tout et n'importe quoi y compris le rabattage sur des hôtels où ils ont des commissions, nous finissons par rencontrer un jeune homme nommé Soumi, qui nous a paru plus sincère dans ses propos que les autres, et nous lui demandons donc l'information où pouvait se trouver notre hôtel.
Le jeune homme est bien habillé, une vingtaine d'années, et nous voulons lui faire confiance.
Avec son "come on", nous le suivons dans de sombres ruelles étroites, sinueuses et ensablées.
De tout dépassent des fenêtres et des masses de fils électriques pendent entre les immeubles ramassant dans ces filets des centaines de détritus.
Toujours agressés par cette pollution spécifique aux grandes villes asiatiques, nous commençons à douter sur l'endroit où il est en train de nous conduire.
Et au bout de 35 mn de marche, il tend son index et nous montre un petit hôtel au fond d'une ruelle. Il n'a pas l'air luxueux, mais nous sommes ravis de le voir enfin ! Nous avons une sensation de victoire, et nous nous sentons soulagés, comme si l'on arrivait enfin chez nous....
Nous nous mettons d'accord avec Soumi chauffeur de rickshaw, pour nous faire visiter la ville dès le lendemain, à bord de son engin.
Puis nous rentrons nous faire enregistrer à l'hôtel, et prenons du repos dans notre nouveau quartier.
(photo prise à la fin du séjour, car sur l'instant je peux vous assurer que nous n'avions pas un sourire aussi large !! mais tout finira par s'arranger !)

Sur l'instant, nous découvrons notre chambre, un lit, avec juste le matelas, sans draps, sans coussins, une salle d'eau à l'indienne, il y a des robinets partout, près des toilettes, un seau près de la douche, et un ventilateur au plafond et rien de plus... Malgré ce mince confort, nous nous sentons rassurés entre ces 4 murs. Nous nous asseyons sur le bord du lit, accablés et nous nous demandons si notre venue en Inde était une bonne idée vu cette première journée éprouvante.
Nous n'osons rien manger, tout nous semble sale, nous venons de finir nos réserves d'eau données dans l'avion et nous savons que le trafic d'eau potable en Inde est fréquent. Nous finissons par acheter 1 repas auprès de notre hôte et prenons soin de traiter l'eau malgré que ce soit une bouteille minérale. Nous avons mille questions en tête et pas de réponses.
Nous nous regardons mutuellement désespérés prêt à faire demi-tour dès le lendemain pour changer nos billets d'avions et choisir une autre destination.
Mais nous avions conclu un pacte avec le jeune Soumi, et nous ne voulions pas le décevoir.
Durant la nuit la chaleur est telle que nous dormons avec nos draps (portés de France) et prenons soin de les mouiller dans la douche et ce 4 fois pendant la nuit.
Au petit matin, comme convenu la veille, nous retrouvons Soumi, le jeune chauffeur de rickshaws, qui avait rempli sa part du contrat, et nous partons visiter New Delhi.
Nous partons donc visiter de nombreux temples, parcs et sépultures.


                                 (Soumi et son rickshaw)

New Delhi, ville la plus vivable d’Inde?

Malgré sa mauvaise réputation, New Delhi se place en tête devant 37 autres villes indiennes en termes de qualité de vie, révèle une étude publiée par la Confédération de l’Industrie Indienne (CII).








                                           Le mausolée de Humayun
                                           Le Lodi Garden.




           Nous voyons aussi pour la 1ère fois des moines Bouddhistes... 
                                         Et quelques  femmes en habits traditionnels (saris) s'occupant des travaux publics

                                        Nous découvrons aussi les charmeurs de serpents

                                  et nous nous faisons assaillir par de nombreux écureuils, curieux ......

En fin de journée, nous sommes plutôt ravis et la rencontre avec Soumi nous met en confiance et nous commençons à apprécier nos vacances.
Soumi nous guide jusque dans une sorte d'agence de tourisme où nous rencontrons Shafit.
Il nous vendra un circuit au Cachemire pour 1 semaine, dans un premier temps, mais pour nous mettre plus en confiance il nous invite chez lui le soir à manger.
Nous disons au revoir à Soumi et restons auprès de Shafit, qui nous amena dans un appartement plutôt coqué au vu de tout ce qu'on avait pu voir jusqu'à présent. Il vit avec son père, son grand-frère Bilal, son petit frère Asif et sa femme une Japonaise, Fumico. C'est grâce à elle que j'ai pu passer mon premier coup de fil en France. Il me semble ici que rien n'est simple pas de téléphones, pas d'ordinateurs, du moins à premières vues.
Nous nous réunissons dans la pièce principale, assis tous par terre autour d'un grand drap posé à même le sol, les plats dessus, nous commençons à souper à l'Indienne, c'est à dire avec les doigts de la main droite un succulent plat de poulet au curry épicé avec de nombreux petits légumes. 
Nous apprendrons ce soir-là qu'il est très important de manger avec la main droite qui sert pour l'hygiène alimentaire ou pour donner de l'argent, offrir ou recevoir un cadeau, alors que la main gauche, considérée comme impure, sert pour toucher quelque chose de sale ou pour reprendre ses chaussures en contact avec le sol ou encore pour l'hygiène corporelle ....(d'où le manque de papier toilette dans les WC mais la présence de petits robinets d'eau à côté !)
Bref, nous sympathisons et faisons confiance à cette famille si généreuse. Nous sommes heureux et acceptons leur proposition de voyage finalement sur 1 mois, puisqu'il nous semble que les arguments sont justifiés et nous voulons leur faire confiance.
Le soir, Bilal nous raccompagne à notre hôtel, et enverra un chauffeur nous chercher le lendemain matin.
Le matin, nous sortons de notre hôtel, avec tout notre bazar et attendons sagement au coin de la petite ruelle.

Nous observons une fois de plus ce quartier animé par ses habitants, quand soudain au milieu de ce brouhaha de circulation incessante, un homme, cul de jatte assis sur une sorte de skate bord se guidait en poussant avec ses mains au sol, et me saisit le mollet.
Ma réaction n'a peut être pas été la bonne sur le coup puisque j'ai dû me pousser de quelques mètres pour le fuir tant il m'avait fait peur. Il repartit en slalomant dans cette circulation dense et très vite nous ne le vîmes plus, car avec son handicap il ne dépassait pas la hauteur des pare-chocs des voitures.
Je me questionnais encore et encore, je ne comprenais pas pourquoi ici tant de gens étaient démembrés.
Etait-ce dû aux maladies, aux conditions de vie, à l'hygiène, aux accidents de routes ? et pourquoi n'en n'avais-je jamais vu en France, est-ce que nous en avons chez nous aussi ? bien sûr,  mais nous avons du matériel médical qui permet de mieux gérer ces handicaps et vivre plus ou moins normalement dans notre société ... bref je me posais encore mille questions qui restaient sans réponses.
Je n'avais rien mangé, le contexte de la rue, toujours ces odeurs de fritures de bon matin et ce malheureux me donnaient des hauts le coeur.
Le chauffeur arrive enfin et nous fait visiter d'autres endroits loupés avec Soumi comme par exemple le Lotus Temple.
Pour y rentrer, comme dans tous les autres temples, il faut être nus pieds, le temple est constitué d'immense plaques de marbre, et à l'intérieur des centaines de bancs disposés en cercle et bien lustrés font ressortir le veinage d'un bois luxueux qui me semble être de l'olivier et au centre, une grande coupelle d'or culmine au sommet.

A l'extérieur du temple, tout autour, des terrasses surplombes de grands bassins donnant l'illusion d'être réellement dans un lotus gigantesque, symbole de pureté et appartenant à une jeune religion appelée Bahaïsme.


lotus-temple.jpg
(photo du lotus temple, prise sur le blog http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/)
Cette richesse me stupéfiait, alors que la veille nous traversions les bidonvilles et que le matin même ce cul de jatte "roulait" sur une planche de bois en guise de fauteuil roulant. C'est à ce moment-là que nous nous apercevons qu'un grand contraste marque les populations et que c'est sans doute lié aux castes.

Notre chauffeur profite pour nous montrer d'autres richesses ...

Le Red Fort ou Lal Qil'ah est une immense forteresse moghole du 17ème siècle. C'est là, en août 1945, que nehru annonce l'indépendance de l'Inde. Maintenant la forteresse est principalement visitée et de nombreux petits commerces animent l'intérieur du site.
 De nombreuses colonnes de marbre, incrustées de pierres semi-précieuses et taillées de façon artisanale, comme pour le Taj Mahal.

Mais également de nombreux parcs verdoyants mettent en valeur l'architecture du site.

Il est maintenant 20 h 30, toute la famille de Bilal et nous-mêmes préparons comme prévu le départ vers le Cachemire.


                                                 

                           




vendredi 15 octobre 2010

11 mois de voyage en 3 min.

Un petit récapitulatif rapide du voyage en vidéo ...

Inscrit à un concours de vidéo amateurs, la réglementation était de ne pas dépasser les 3 minutes !! mais 17 pays en 3 minutes c'est dur !! attention ça va vite !! prêt ? alors partez !



Un p'tit plus pour la planète

Bonjour à tous,

J'imagine que si vous connaissez Vélosphère c'est que vous avez déjà plus ou moins suivis nos aventures et nous vous en remercions...


Ci dessous, vous verrez encore notre circuit présenté cette fois ci différemment, par l'intermédiaire du site "EVAWAY"



Ce site permet de créer des circuits étapes par étapes,  et ainsi partager, aider, visionner ou créer un futur circuit mais aussi raconter ... bref, une petite communauté à travers un jeune site qui commence à grandir.
Peut être que vous vous demandez pourquoi je remets sur le blog à nouveau notre parcours ?
Tout simplement parce que je suis heureuse de voir que cette jeune société à imaginée une stratégie, qui je suis sûre fonctionnera, pour aider à racheter quelques points carbones, et j'espère que vous aussi vous y adhérerez.

L'idée en 2 mots, c'est que par le biais d'échanges d'expériences, et d'aide des autres voyageurs ou tout simplement en parrainant un nouvel abonné votre compte génère des points qui se transformeront en achat d'arbres ! Je trouve l'idée sympa, et je trouve ça mieux que rien !
Bien sûr, ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, mais positivons, mit bout à bout avec l'ensemble des voyageurs et bien ça commence à compter !

Soyez indulgent, si vous créer votre parcours, le site est jeune et il présente des fois des petits bugs, mais l'équipe est très sérieuse et vous dépannera rapidement !
Cliquez sur le titre du parcours et vous serez redirigé sur la page Evaway, vous pourrez visionner les parcours en vidéo, en 2D, 3D à condition d'avoir installé au préalable google earth, faire d'avantage connaissance avec le site et préparer ou raconter à votre tour vos voyages !! bonne ballade ^^



Créez vos circuits touristiques en France ou n'importe ou dans le monde sur Evaway



Créez vos circuits touristiques en Grèce ou n'importe ou dans le monde sur Evaway


Créez vos circuits touristiques en Égypte ou n'importe ou dans le monde sur Evaway


Créez vos circuits touristiques en Australie ou n'importe ou dans le monde sur Evaway